15 mars 2008
Nat.IV- Ronde
6
E.m.1872 reçoit Salon
Nous sommes à la 6ème ronde, le championnat d’échecs
touche à sa fin en nationale 4. Notre équipe est 2ème au classement, juste derrière
Marseille Duchamp,
qui, depuis la 2ère
ronde fait la course en tête.
A l’approche de ce rendez-vous, une
grande agitation parcours les dirigeants pour la composition de l’équipe, car il
faut la victoire à tout prix, et le souci majeur est d’aligner nos meilleurs
éléments. Mais une surprise très agréable m’a stupéfié, une figure du club qui
ne joue que très rarement, Zotti
Zvonimir, me donne son accord pour participer à
cette rencontre à titre exceptionnel. Je me suis moi-même désisté au
8ème échiquier afin de
ne permettre aucune faille dans cette bataille. Cette équipe de Salon a le même
nombre de points que nous, mais juste derrière au départage.
Nat.IV – EM 1872 reçoit Salon de
Provence

Il est maintenant 14
heures, nos sympathiques adversaires sont fidèles au rendez-vous et après
quelques cafés, tous ont pris leurs places, puis ce fut le silence absolu.
Après une petite heure, Vincent
Foucaut, au 7ème échiquier innove une ouverture
que son vis-à-vis semble ignorer, et il nous fait la démonstration d’une
miniature. Il
achève son adversaire en moins de 20 coups, et nous apporte ce précieux premier
point. 1-0
De son coté notre vieux Akopian Lazr, au 5ème échiquier est un peu bousculé.
Il est anxieux, et plutôt que de risquer une défaite, il préfère, après un
avis du capitaine, demander la nulle.
Tous les regards sont
maintenant braqués sur la partie de Jean Jacques
Thiers au 8ème échiquier. Il semble avoir un
léger avantage, il a une dame contre deux tours, ainsi que l’initiative. Il veut
conclure par un mat. Il monte son Roi, mais il a le choix de deux cases, une bonne, et l'autre
mauvaise pour gagner. Et ce fut une colossale horreur... Il choisit la
mauvaise, et c’est lui qui est mat. Il est parti honteux, et semblait très
affecté par cette défaite. 1-1
- Message
personnel - « Jean Jacques, si tu lis ces lignes, console toi, Ce fut
tout juste mais nous avons gagné. 3 à 2 »
Là par contre... je suis aux
anges, cet audacieux Roger Audiffren, me surprend toujours, qu’il rencontre des adversaires
petitement classés, bien classés ou supérieurement classés; Il arrive toujours à
les plier en deux, (c’est pour la rime) et cela nous fait deux points.
2-1
Les regards se dirige vers le 5ème échiquier vers David Plane qui a une situation
délicate, il propose la nulle. Il est chanceux et soulagé que son adversaire
l’accepte.
L’heure est tardive, il ne reste que trois compétiteurs en lice.
L’un d’eux, Jean Louis Teychené désireux de jouer au 1er échiquier a fort à faire contre
un adversaire qui est classé 2186 Elo. Notre ami est constant, batailleur, et il
ne lâche rien. Il use le jeu et le moral de son vis-à-vis, et l’oblige à
concéder la nulle.
Il est maintenant presque 20
heures, et notre professeur d’échecs Zotti
Zvonimir au 4ème échiquier est en grand
danger. Il a un
adversaire coriace et sa partie est compliquée. Il montre un visage inquiet qui
témoigne de la difficulté rencontrée et sa position est largement inférieure et
il est contraint d'abandonner. 2-2
Au 2ème échiquier, Jean Louis Rotsaert en milieu
d’après midi vient me trouver, il me fait savoir qu’il est désireux
d’annuler, mais après la défaite inattendue au 8ème échiquier je lui demande de
continuer. Il est maintenant très concentré et il joue à faire jaillir ses
tripes, mais c’est ceux de son adversaire qu’il a finit par avoir, et a obtenu
ainsi une victoire d’une extrême importance, qui fait gagner le l’équipe .
3-2
Il était un peu plus de 20 heures
30...

Même
si nous ne pouvons rattraper les 1ère au classement général, les efforts intellectuels fournit
par nos compétiteurs aujourd’hui faisaient plaisir à voir.
Résultat final 3 à
2
Pierre Andonian