AubaR7

5 Avril 2008

Nationale4 – Ronde 7

Aubagne reçoit EM 1872

 

 C’est enfin la dernière ronde pour l’équipe de Nationale 4 et malgré la fatigue, tous les participants sont très excités pour ce dernier duel.

Nous sommes actuellement 3ème au classement général et chacun espère un faux pas de notre devancier pour finir 2ème après l’intouchable Marseille Duchamp.

  Vincent Foucaut  avait prévenu qu’il serait  absent pour des raisons familiales, il est remplacé par Eric Azoulay très heureux de cette nomination.  

   

  Il est 14 heures, Nous arrivons à Aubagne. Nous sommes tous chaleureusement accueillis par nos opposants du jour.  

  C’est le top départ, après un long silence durant lequel chacun essaie d’organiser au mieux son ouverture.      Une heure plus tard l’atmosphère se détend et chacun se promène pour voir l’évolution de la partie des collègues.  

 

  La première affirmation est venue de ma partie au 8ème échiquier. Dans son ouverture mon adversaire imprudent n’a pas bien analysé tous les paramètres et perd un cavalier qui n’a pas d’issue. Probablement énervé, il échange tout,  même la reine, malgré sa pièce en moins.  Nous voici en finale, j’ai deux fous. Il est pratiquement en zugzwang, mais il essaye de passer en force, et ne voit pas arriver le mat en un coup.   1-0      

  Deux heures de jeux sont déjà passées, Jean jacques Thiers vient me trouver, dépité il  me confie son inquiétude sur la suite de sa partie car il a commis une gaffe.  Quelques temps après son adversaire fait à son tour une bourde. Avec ce retournement incroyable, notre compagnon met le feu au tapis et finit par arriver à ses fins 2 -0

 

  La  première   défaite, c’est   notre intérimaire   de   dernière   minute, je veux nommer Eric Azoulay, probablement contracté, il perd sa dame qui n’a pas d’échappatoire. La suite pour lui est malheureusement sans issue. Il s’incline avec noblesse. 2 -1

 

 Décidemment c’est la journée des gaffes. Au 5ème échiquier Lazr Akopian joue contre Orasio, il a perdu une pièce et la partie. Il me confie qu’il ne connaissait pas la théorie de cette ouverture. Déboussolé, dépassé il a abandonné.  2 – 2

 Il est maintenant 17 heures, au 3ème échiquier Jean Louis Rotsaert joue une partie complètement égale, il propose la nulle à son vis-à-vis qui accepte.  ½

Jean Louis, Jean Jacques et moi, sommes tous agglutinés à regarder fixement Roger Audiffren au 1er échiquier. Nous commentons les suites possibles et les avis divergent, mais je confirme : « Il ne faut pas s’inquiéter, même lorsqu’il est dans des situations délicates il gagne quand même. ». Avec deux pions en promotions (pas au rabais), il finit par faire plier son adversaire et nous apporter ce point si important. 3 – 2

Par contre, une certaine désillusion est venue du coté de Jean Louis Teychené, il est en finale,  il a une partie absolument nulle. Il est vrai que son Roi est légèrement avancé mais son vis-à-vis lui prend un pion sur h3, il a son fou blanc qui contrôle, il doit peut être reculer son Roi. Au lieu de cela, il fait des allées retours avec son fou. Son Roi se trouve coincé, et hors de porté pour la protection de ses pions. Son adversaire avec son Roi finit par les lui prendre un à un. Il perd une partie capitale qui aurait pu nous coûter une défaite collective par bonheur :

 

 

 Il reste un seul joueur en lice, David Plane, (photo ci-dessus) et de mémoire de joueur d’échecs j’ai rarement vu une partie avec autant d’agressivités dans les deux camps. A chacun des coups, la victoire pouvait aller à l’un ou à l’autre. (D'autre part Roger ne donnait pas cher de la peau de notre ami).  Aujourd’hui le ciel est pour nous et notre petit David bat Goliath... Une victoire sur le fil qui nous confirme la deuxième place en nationale 4.

 

Victoire 4 à 3.

Nous avons ressenti à distance le plaisir partagé, et mesuré l’émotion du Président de l’échiquier Marseillais 1872.

Un grand Bravo !!!  3 années de suite en Nat. 4 à la 2ème place.

Pierre Andonian

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Échiquier Marseillais 1872 - Nationale IV